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Le Dauphiné Libéré - 12/02/12 

Rencontre avec Jean-PauI Fau,
président du centre social de L'IsIe

Un esprit sain dans un corps sain

Les chemins de la vie peuvent mener dans bien des endroits. Jean-Paul Fau en est une bonne illustration. Ou comment passer du rugby an yoga, de commercial à président d'un centre social...
Le contraste le fait sounte. Mais pour lui, tout est évidence. Affable, il évoque non sans plaisir ses souvenirs, ceux de la grande époque rugbystique de Vienne, comme il l'appelle. Il faut dire que le rugby, c'est toute sa vie (du moins sa vie de sportif). Un sport qu'il a pratiqué depuis l'àge de 10 ans et jusqu'à sa retraite. Un sport qui l'a amené à fréquenter les plus grands joueurs de son époque. De l'école de rugby viennoise, fondée par Georges Brun, qu'il a bien connu, à Jacky Bouquet, l'international, avec qui il a joué, toujours à Vienne, les anecdotes ne manquent pas.

" La ville tournait autour du rugby"

"Le jour de l'ouverture de l'école, j'avais 10 ans, et Georges Brun était là avec son maillot irlandais, se souvient-il. Il était encore international. C'était notre monument. Mon père le connaissait bien et nous étions fiers de pouvoir l'approcher. J'étais junior quand je jouais avec Jacky Bouquet.

Il avait 10 ans de plus que moi et était alors international. Avec d'autres, nous étions quelques juniors à avoir intégré l'équipe fanion. On devait avoir quelques dispositions", commente-t-il en riant." C'était quelque chose de jouer avec lui. Vous comprenez, c'était notre idole. Pendant plusieurs années, nous avons joué ensemble en nationale et fait quelques fameux déplacements. Nous sommes arrivés en quart de finale du championnat de France ".
Jean-Paul jouait alors comme demi d'ouverture. "Mais ça tournait". Et d'évoquer un autre monument du rugby local : " Nous étions entraînés par Lucien Bernard. Qui est toujours sur le terrain à 92 ans".
" Vienne a été un vivier de joueurs de rugby très important. Bien sûr nous ne pouvions rivaliser avec le sud-ouest mais la ville tournait autour du rugby. Le dimanche, les gens se retrouvaient au stade. "
La trentaine arrivant, Jean-Paul a arrêté sa carrière rugbystique. Sans pour autant en stopper la pratique. "Tous les dimanches matin, avec quelques anciens, on jouait".
Quand son père a mis fin à sa présidence du club de basket local, il a débuté le yoga avec un certain Shri Mahesh (fondateur de la fédération française de Hatha Yoga).

Puis il a lui-même monté, avec Paul Richard, une association, les adeptes du yoga à Vienne. C'est la présidence de cette association que Jean-Paul a reprise lors du décès de son père, il y a 10 ans.
C'était aussi le moment de prendre sa retraite. "Après une carrière de rugby, physiquement vous êtes usé, et grâce au yoga, je sens une amélioration de ma souplesse et j'ai appris à mieux respirer. "
Du yoga, au centre social, il n'y avait alors qu'un pas à franchir. Au sens propre comme au figuré, les cours ayant lieu dans les locaux du centre. Jean-Paul a commencé par être membre du bureau. Puis "il y a deux ans, le centre a connu de gros problèmes, il n'y avait plus personne. Plus de président, plus de directeur ni de directeur adjoint. Si personne ne prenait la suite, le centre devait mettre la clé sous la porte Il y a une vingtaine de salariés quand même. J'ai donc accepté la présidence. Et puis j'ai eu la chance qu'Azzedine Beghidja soit nommé directeur. On s'entend très bien et maintenant on essaie d'aller plus loin." Encore de multiples chemins à parcourir donc pour Jean-Paul Fau.

Frédérique VUILLAUME

Coup de coeur
"L'amitié, la fraternité, et surtout l'importance des rapports humains. Les rapports aux autres sont primordiaux. Nous ne sommes rien les uns sans les autres. Il ne faut pas se prendre au sérieux.
Personnellement je n'ai pas d'ego et je m'en porte très bien. "
Coup de gueule
"La langue de bois des partis politiques et des personnes qui les entourent. Et depuis que je suis au centre social, ce qui m'ennuie le plus, c'est la solitude des gens, surtout les retraités. Au quartier de l'Isle, 13 % de la population a plus de 75 ans, dont la moitié vit seule"
SA VIE
SON ŒUVRE
Jean-PauI Fau est né le 25 juillel 1942 à Sainte-Colombe. Ses parents habitaient Vienne où il a passé toute son enfance et son adolescence. Il a fréquenté l'institution Robin pour la primaire puis le collège Ponsard avant d'obtenir une capacité en droit à Lyon. Comme il faisait du rugby, il a intégré le bataillon de Joinville pour son service militaire. Il avait alors 20 ans et y a fréquenté des sportifs de haut niveau dans de nombreuses disciplines : "On était en survêtement toute la journée" se souvient-il. Dans la vie active, il a travaillé comme commercial puis comme directeur commercial d'une entreprise de fabrication de quenelles à Lyon. Aujourd'hui il habite Reventin-Vaugris avec son épouse Marie-Yvonne. Père de Laurence, 45 ans, et d'lsabelle, 40 ans, il est grand-père à quatre reprises.

Le père de Jean-Paul était, notamment en son temps, président du club de basket de Vienne, "à l'époque de sa montée " se souvient Jean-Paul. Lui, c'était plutôt le rugby qu'il a débuté à l'âge de 10 ans et a pratiqué jusqu'à ses 60 ans où il jouait avec les Kilzis, un groupe d'anciens joueurs. Il a également entraîné l'école de rugby pendant cinq ans, il y a une vingtaine d'années "Ce n'était pas mes enfants mais je les considérais comme tels. Je les croise encore et il y a toujours un rapport quasi familial." Aujourd'hui, Jean-Paul est président du centre social de L'Isle mais également du club de yoga. "Le personnel du centre est super, ce sont des pros. On va tout faire pour que cela continue." Sinon il continue d'aller voir les matchs le dimanche à Etcheberry...


Le Dauphiné Libéré - 07/04/12 

Trois questions à...
Jean-Paul Fau(*)

"Le centre social est en plein essor"



LES NOUVEAUX MEMBRES DU CA :
Jean-Paul Fau, président; Claude Delrue, vice-présidente; Cathy Fernandez, trésorière; Mauricette Pieron, trésorière adjointe; Ericka Decombis, secrétaire; Janine Miribel, secrétaire adjointe: Michèle Monteiller, Aimée et Robert Prost, Nicole Gérin, Josiane Tourrel, Sandrine Servaes.

L'assemblée générale du centre social de l'Isle a lieu cette semaine. Quel est vote rapport d'activité?
"Notre structure a une santé plutôt saine et les comptes sont positifs. La gestion est bonne et en résumé toutes les conditions financières sont requises pour continuer dans de bonnes conditions. Je me félicite du professionnalisme des 25 salariés et du nouveau directeur Azzedine Beghidja, avec lesquels nous collaborons en toute intelligence. C'est une équipe totalement saine et impliquée. Bref, le centre social est en plein essor ".

Un nouveau comité d'administration a été élu
"Effectivement, 12 personnes font parties du nouveau conseil d'administration et elles sont entièrement bénévoles. Ce CA renouvelé à 60% est constitué de personnes qui prennent de leur temps pour participer à de nombreuses réunions afin de rendre un service de qualité aux habitants du quartier Nous privilégions le rapport humain".

Quels sont vos projets 2012-2014?
"Le quartier de l'Isle est très étendu: il démarre de la sous-préfecture et se termine au stade de l'Isle, soit environ 4500 habitants parmi lesquels 800 sont adhérents du centre social. Ainsi, notre priorité est la mise en place d'une stratégie de communication afin de valoriser nos actions. La base de notre projet étant d'impliquer davantage les habitants à la vie du quartier. De nombreuses personnes n osent pas franchir la porte du centre social, en particulier les personnes isolées. C'est pourquoi, l'an dernier, nous avons frappé aux portes des habitants afin de faire connaître nos activités et communiquer sur la fête de quartier prochainement, nous allons renouveler cette action pour renforcer notre visibilité et améliorer le relationnel avec la population ".

(*) Ancien élève de Ponsard
 Retrouvez Jean-Paul Fau en 4e à Ponsard (57-58)


Le Dauphiné Libéré - 01/04/12 

Rencontre avec Jacques Thomas, membre de l'association de Cathédrale vivante

Saint-Maurice à cœur


Jacques thomas est un homme surprenant aux compétences et au parcours de vie étonnants. Aujourd'hui, IL est membre de l'association Cathédrale vivante qui a à coeur, notamment, la mise en valeur de l'édifice. Photo DL/FVu.

Que voilà un personnage surprenant: Jacques Thomas est un homme déroutant de par les contrastes de sa personnalité. D'un abord un peu intimidant à une attitude modeste quand il évoque son parcours de vie, son verbe s'enflamme aussitôt le portail de la cathédrale franchi. C'est là où finalement Jacques Thomas semble le plus à l'aise:
c1uand il évoque l'histoire et l'architecture du bâtiment.
L'électronicien devient historien, le technicien se révèle poète. Jacques Thomas fait partie de ceux qui ont les clés de l'édifice. Au sens propre comme au figuré. il connaît les moindres recoins du bâtiment et l'histoire de chaque pierre. D'une main, il désigne tel ou tel détail que seul l'averti peut connaître. Et il a, bien sûr, la petite comme la grande histoire qui va avec.

Enfant de choeur à Saint-Maurice
Son histoire à lui, il l'a construite autour du Rhône. De Saint-Cyr à Chuzelles, en passant par Vienne bien sûr. De son enfance, il garde des souvenirs émus. Son père qui l'emmenait à l'école sur le porte-bagages de son vélo, et ce "par tous les temps "

. Lui-même qui rejoignait plus tard son lycée à vélo, encore par tous les temps, en empruntant la passerelle de Sainte-Colombe. C'est d'ailleurs déjà à cette époque que Jacques rencontre la 'grande dame". Il était en effet entant de choeur à la cathédrale Saint-Maurice. " Comme nous étions scolarisés à Saint-Louis, le frère Camille venait nous chercher pour des offices religieux ou des enterrements " se souvient celui qui était déjà surnommé 'Jacky".Cathédrale qu'il n'a jamais perdue de vue. Toujours en fond d'écran (normal pour un passionné d'informatique) Passionné à la base d'électronique, il n'en était jamais très loin, quand il travaillait chez un radioélectricien qui tenait le magasin "Mon disque", rue Joseph Brenier. Jacques n'avait pas 20 ans. " C'était avant de rentrer chez EDF Je donnais un coup de main pour dépanner notamment les tourne-disques Teppaz qui avaient tous le même défaut. J'y faisais aussi la sonorisation pour le théâtre antique comme dans les manifestations des villages.À l'époque quand il y avait un concert, un bal ou une manifestation, la sono était faite par les gens du coin.

" C'est comme cela qu'il a rencontré Johnny Hallyday, ("trois fois"), Claude François, Les Compagnons de là chanson,... "Je les ai tous côtoyés pour avoir réglé la sono avec eux. Le CS Vienne organisait chaque année un concert. Il y avait aussi la fête des vacances du PCF sur le Champs de Mars." Là c'est Eddy Mitchell qu'il a croisé. "Mes 20 ans ont été sûrement ma plus belle période. Les années 50 à 70 étaient plus faciles, On perdait un boulot, le lendemain on en trouvait un autre… "
C'est à la retraite que la Cathédrale est vraiment revenue dans son existence. "L'ancien directeur du théâtre municipal, Marc Guyamier que je connaissais très bien parce que notamment j'y projetais les films de Connaissance du monde et j'y intervenais pour tout un tas de problèmes techniques, m'a délégué sa responsabilité de l'organisation des concerts à Cathédrale vivante, quand il est tombé malade. Et je m'en occupe toujours. " Jacques a même participé à une vidéo sur l'édifice. La vidéo, une autre de ses passions. Décidément, Jacky cache bien son jeu.

Frédérique VUILLAUME

Coup de gueule
"J'en aurai deux. D'abord, lnternet qui est un outil merveilleux. Pour moi, il y a deux choses indispensables : connaître l'anglais et l'informatique. Mais je ne suis pas d'accord pour qu'on laisse les enfants faire n'importe quoi et qu'on les laisse jouer à des jeux où on tue des gens sans arrêt. Et puis, je pense qu'il faudrait qu'on aille à l'essentiel et qu'on laisse tomber le superflu : refaire une place en mettant des fontaines avec de l'eau qui coule alors que terminer les égouts est une priorité... "
Coup de coeur
" Ma famille, mon épouse et ma fille, c'est le principal pour moi. Et puis mes amis, les vrais, ceux sur qui je peux compter en cas de besoin et qui peuvent compter sur moi quand à leur tour ils en ont besoin. J'aime aussi beaucoup travailler avec Roger Lauxerois (le président de l'association, N.D.L.RJ, c'est un véritable puits de science. Mais je ne veux oublier personne car tout le monde apporte son savoir-faire. Soïzic qui organise les expositions, Anne-Marïe pour les concerts..."

BIO EXPRESS

Une enfance entre Vienne et Saint-Cyr-sur-le-Rhône

Jacques Thomas est né le 22 mars 1944 à Sainte-Colornbe. Il est allé à l'école Saint-Louis car son père Georges travaillait chez EDF alors boulevard de la République. Georges Thomas a été maire de SaintCyr-sur-le-Rhône pendant 40 ans, où a grandi Jacques. Il a ensuite fréquenté le collège Ponsard avant d'intégrer ce qui est aujourd'hui le lycée Galilée où il obtient son brevet industriel puis son bac technique et mathématique. Jacques Thomas a épousé Odette le 5 août 1967. Leur fille Catherine est née presque un an plus tard. Odette a tenu pendant des années un salon de coiffure à Pont-Evêque.

Une carrière chez EDF
Le 18 novembre 1963 (Jacques Thomas a la mémoire des dates), il est entré chez EDF " Le chef des services techniques m'a reçu et le lendemain je commençais rue Serpaize, se souvient-il. A l'époque, il y avait un laboratoire. C'était l'endroit où on contrôlait le comptage et où avait lieu la fabrication.

Jacques a rejoint ensuite le bureau d'études et de dessin du boulevard de la République où il occupait le bureau des méthodes et moyens de travail, puis ce fut celui des techniques d'exploitation où il s'occupait de la gestion du parc des transformateurs.Il a terminé comme responsable du PC de téléconduite des réseaux, boulevard Paccatianus.

Un service militaire dans la marine
Sa carrière a été interrompue le temps de son service militaire (1964-1965) qu'il a effectué d'abord au centre de formation maritime à Hourtin avant de rejoindre le centre école de l'aéronavale de Rochefort (Charente-Maritime) où il a passé son brevet de mécanicien. Enfin, il a été affecté à la base aéronavale de Nîmes.

Cathédrale vivante
"Notre association est un peu une excroissance de a paroisse. A but cultuel et culturel. J'en veux pour preuve ce qu'on fait actuellement pour l'anniversaire du Concile." L'association a notamment financé la remise en marche des cloches.

Le Dauphiné Libéré - 01/0/12 

Amis de Vienne

Les bénédictins de la CGT

Le bulletin que le Société des amis de Vienne publie régulièrement, au rythme de quatre par année civile, est toujours une mine de renseignements pour ceux qui sont férus de l'histoire locale ou qui, tout simplement, s'intéressent à leur ville, à son passé et à son patrimoine.
Le premier fascicule 2012 ne fait pas exception à la règle. Outre les rubriques habituelles de chronologie et bibliographie viennoise, on y trouve, due à Roger Lauxerois, une étude sur lamaison du 10 de Ia rue de l'Éperon, magnifiquement réhabilitée et mise en valeur grâce à Jean-François Merle, et que nous avons déjà évoquée dans ces colonnes. Dans le même numéro, Gérard Jolivet évoque le travail de l'institut d'histoire sociale de l'Isère rhodanienne, émanation de la CGT: "Cette poignée de militants, dont le dévouement est depuis bien longtemps une seconde nature, se consacre à un travail de bénédictin: sauver des décombres du mouvement social le trésor d'une histoire sociale qui resservira peut-être en des temps meilleurs. Car ces paisibles retraités d'apparence sont en réalité des 'urgentistes" en traitant les archives syndicales [...], en triant, en classant, en répertoriant, en publiant leurs inventaires, ces historiens autodidactes pansent les blessures de la mémoire populaire, réparent les souvenirs brisés d'un monde perdu, recousent les déchirures d'un passé maltraité."
  
Jean-F rançois Merle peut être fier du travail accompli dans sa maison de la rue de l'Éperon.
Archives DL

Le Dauphiné Libéré - 22/07/12 

Rencontre avec Daniel Paraire, le plus musicien des présidents de CCI

Le chef d'orchestre intraitable

On dit que l'habit ne fait pas le moine.. S'il n'y a rien de véritablement monacal dans sa bonhomie et son amour des bonnes choses, qui savait que le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Nord-Isère était un musicien dans l'âme?
Car accordéon et trompette furent les premiers jouets de Daniel Paraire, dans la tenue familiale de Seyssuel. Collégien à Ponsard, le futur traiteur abandonne les bancs de l'école en mai 68: " Je n'y suis jamais retourné, mais qui a besoin du bac pour avancer?" Lui souhaitait faire de la musique un métier, malgré les inquiétudes paternelles et les duretés d'une activité peu lucrative.
Je jouais dans toutes les soirées régionales .. Mais comme souvent, le coeur l'a emporté sur la passion. En épousant Odile Bruyat, la fille d'une restauratrice viennoise connue (Chez la Guitte), Daniel Paraire est passé des pupitres aux fourneaux.. Et s'il voulut un jour être un artiste, le nouvel homme d'affaire n'a jamais eu le blues du businessman.

Un spoutnik, Jean-Marie Bigard et Nicolas Sarkozy

Le couple Pamaire achète d'abord le Spoutnik, un restaurant-bar de Villeurbanne, Fin 1987, lassé des allers-retours, il achète un Saint-Benoît décrépit: "C'était le retour aux sources, à Vienne."

On avait bien vu le potentiel du restaurant, avec de la place, proche du centre sans les inconvénients...
Peu à peu, l'établissement, qui vit passer Jean-Louis Bianco, Jacques Weber ou Jean-Marie Bigard, s'impose comme une place forte de la restauration viennoise et le festival de jazz en fait un de ses repaires. Les affaires tournent : développement de l'activité traiteur avec de gros événements à la clé, achat du Plaisir Gourmand cours Romestang, revendu au groupe Casino pour son projet de Spar en 2004... Et si le couple prend du recul en cédant le Saint-Benoît au 31 décembre dernier, Daniel Paraïre n'a quant à lui jamais vraiment levé le pied.
Investi depuis des lustres dans le syndicat de l'hôtellerie (il joue les premiers rôles au sein du Sihd-Fagiht, branche du Medef), la présidence de la Chambre de commerce et d'industrie du Nord-Isère, dont il est membre du bureau depuis 2001, s'est naturellement offerte à lui.
Après une élection difficile en 2004, il y impose immédiatement son style: ouvert et convivial, il est l'homme du rassemblement, prompt à ranger ses idées politiques pour le bien économique. "J'ai mes idées, mais j'ai prouvé depuis deux mandats que je savais travailler avec ceux qui ne les partagent pas".

Un avenir politique?

La consécration vient en mai 2008, lorsqu'il préside la table ronde organisée à Vienne à l'occasion de la venue de Nicolas Sarkozy, venu défendre la loi de modernisation de l'économie. "J'étais Monsieur Loyal, et c'est un souvenir marquant. Honnêtement, j'ai vu cela comme une reconnaissance"...
Daniel Paraire est aussi Monsieur Jovial, favorable au mélange de l'utile et de l'agréable. S'il avoue "s'emporter facilement face à la bêtise", il n'a pas le défaut de l'austérité. Fan de l'OL, du CSBJ et du CS Vienne, il oeuvre dans l'associatif (Aide aux Enfants Réfugiés, Lions club), la suite annoncée de ses activités. Avec la politique?
" Ce n'est pas prévu, mais la, porte n'est pas fermée...
Daniel Paraire n'a jamais non plus renié ses premier:amours. Président de l'harmonie municipale et de l'école de musique de Seyssuel, musicien à l'harmonie de Vienne, il continue aujourd'hui à " brico1er" de l'instrument. Ses enfants ne seront jamais restaura teurs. L'un d'eux, en revanche est musicien professionnel...


Philippe FRIEN

Coup de coeur
" La ville de Vienne, depuis quelques années, ne cesse de s'embellir. Elle avait de bonnes bases mais un gros travail est fait pour qu'elle soit agréable aux touristes, même s'il reste un peu de boulot sur les cours (Romestang et Brillier, N.D.L.R.) Quand on voit la qualité du plan lumière, la vie durant le festival de jazz... Beaucoup de villes aimeraient avoir toutes ces animations même s'il faudrait qu'elles durent jusqu'au 15août! "
Coup de gueule
"Il yen a assez des incorrections répétées de gens mal éduqués et que tout cela reste en permanence sans sanctions. Encore dimanche, rue Clémentine, j'ai pesté contre deux jeunes en vélo qui roulaient en sens interdit et je me suis fait insulter. Quand on voit ces jeunes qui arrêtent leur voiture au beau milieu de la route pour discuter, sans s'inquiéter de ceux qui sont derrière… Il y a une certaine partie de la population qui a oublié que la politesse était à la base de tout ".
BIO EXPRESS
SES ENGAGEMENTS
62 ans, marié, 2 entants
Daniel Paraire est né le 19 janvier 1951 a Vienne. Issu d'une famille agricole de Seyssuel, il fait son service militaire au sein de la Musique de la 5~ région militaire, à Lyon. Marié en 1973 avec Qdile Bruyat, dont la mère était restauratrice et le père joueur du CS Vienne, il a deux enfants, Jean-Marie et Emma.
Un homme multifonctions
Daniel Paraire est président de la CCI Nord-lsère, vice-président de la CCI Rhône-Alpes, membre du conseil économique et social de la région Rhône-Alpes, président du syndicat de l'industrie hôtelière du Dauphiné, président délégué de la fédération autonome générale de l'industrie hôtelière touristique, membre du Medef de lisère.

Le Dauphiné Libéré - 21/10/12 

Rencontre avec Sébastien(*) Desestret,
le chef des Saveurs du Marché

Ses rêves ont de la saveur


"Je suis du genre à rester dans ma cuisine. Ce serait bien que j'aille un peu voir les clients ! Mais ce n'est pas trop mon truc..."

On dit que la foi déplace les montagnes Celles de Sébastien Desestret surplombent son paysage depuis les premières années de sa vie: "ma grand-mère cuisinait extrêmement bien, ce furent mes premiers émois de cuisine. Plus tard, le mari de ma nounou étant chef de rang à la Pyramide, j'ai eu la chance d'être souvent assis sur les genoux de madame Point ".
Le petit des Guillemottes tient là son premier objectif : travailler un jour à la Pyramide, le temple de la gastronomie viennoise. Les parents, étonnés par le choix d'un monde dont ils ne savent rien, lui accordent pourtant toute leur confiance. Collégien, il entame un préapprentissage chez la Guitte (alias Mme Degoulange), une institution culinaire viennoise. " Je n'étais pas très bon à l'école, mais j'ai fini par montrer à mes profs qu'ils se trompaient quand ils disaient que je n'arriverai jamais à rien dans ma vie ".
Son CAP de cuisinier en poche, il poursuit son apprentissage au domaine de Claire-fontaine, chez Philippe Girardon. Mais le chemin des rêves est encore long. Après un passage à l'Alouette, à Heyrieux, il tape enfin à la porte de la Pyramide, dont le patron, Patrick Henriroux, finit par l'embaucher après l'avoir placé à Isola 2000, dans un luxueux hôtel d'altitude où il a le bonheur... de rencontrer sa femme Valérie.

L'élève rattrape ses maîtres

Au bout de quelques années, le couple se lance : dans un petit hôtel d'Auberives-sur-Varèze, "une expérience riche mais douloureuse ", puis à Vienne. En 1997, le Marinine des époux Guidicelli est à vendre. Une aubaine, malgré les défis à relever. Celui de métamorphoser les lieux, un brin désuets d'abord. Et surtout celui de se faire une place dans une cour déjà bondée de grands.
Mais le pari est tenu. Surfant sur un savoir-faire très particulier (" si l'on s'appelle les Saveurs du Marché, c'est qu'on aime mettre en avant les légumes, autour desquels on ajoute la viande ou le poisson") et en maintenant des prix abordables, le restaurant s'impose très vite comme l'une des meilleures tables de la ville.
Aujourd'hui, un Bib Gourmand Michelin sur son tablier, heureux d' "offrir du bonheur aux gens", Sébastien Desestret porte même la toque d'ambassadeur gastronome de la ville. Au sein de l'Agora des chefs... aux côtés de ces cuisiniers dont les étoiles le faisaient tant rêver il y a peu, Patrick Henriroux et Philippe Girardon.

La foi chevillée à l'âme

Sébastien Desestret peut désormais s'offrir le luxe, si rare dans sa profession; de profiter de ses week-ends : "je ne travaille pas toute l'année pour gagner de plus en plus d'argent. Mon temps libre, je le consacre à ma famille". Pas de quoi insuffler un sentiment de délaissement à une progéniture conquise: l'aîné, Nathan, veut devenir inspecteur du guide Michelin, le second, Soli, se voit déjà aux fourneaux.
Très attaché aux valeurs fondamentales, Sébastien Desestret est un homme de foi. Son meilleur ami a beau être diacre catholique à Fourvière, lui a embrassé la religion protestante et s'implique énormément dans sa paroisse de Corbas : " on cherche à monter une église dans la vallée de l'Ozon, pour faire un lien entre Vienne et Lyon ".
Le cuisinier, profondément guidé par ses convictions n'est pas un chef d'entreprise comme les autres. Humaniste, il aime à cultiver l'amitié et les rencontres. Une philosophie de vie propre à guider ses rêves, et peut-être bien née sur les genoux de Marie-Louise Point...

(*)Ancien élève de Ponsard

Philippe FRIEH

Coup de coeur

" Pour l'embellissement de la ville. De nombreux efforts ont été faits pour changer son image, qui était vraiment triste. C'était une ville de passage, où l'on n'avait pas tellement envie de rentrer, Aujourdhui, même s'il reste des efforts à faire, beaucoup de choses ont été faites pour en faire une jolie porte d'entrée dans la vallée du Rhône. "
Coup de gueule

" J'en ai un peu assez de la morosité des gens, de ceux qui ne disent plus bonjour quand on les croise sur un trottoir. Avec Internet et les textos, on discute de moins en moins I On espère bien qu'avec des initiatives comme la fête des voisins, le pique-nique de l'Agora des chefs, on vivra de bons moments. Mais je trouve que ces choses-là se perdent... "
BIO EXPRESS
Marié, deux entants

Sébastien Desestret est né à Vienne le 18février1973. Il a un frère, né en 1977. Il est marié à Valérie Philippi, dont il a deux enfants, Nathan, né en 2001, et Sali, en 2004.
Fan de rugby (Vienne et Ampuis), il fait beaucoup de VTT en amateur (il a notamment couru l'Écureuil). Outre ses engagements religieux (il est membre d'une église protestante à Corbas), il fait partie des cinq cuisiniers de l'association l'Agora des chefs, qui met en valeur la gastronomie viennoise.
Retrouvez Sébastien Désestret en 4e à Ponsard (87-88)
De Vienne.., à Vienne

Après le collège Ponsard et son CAP de cuisine (décroché au domaine de Clairefontaine à Chonas-l'AmbalIan), Sébastien Desestret effectue un apprentissage à Heyrieux (l'Alouette), avec à la clé un bac pro. Il travaille à Isola 2 000 avant de rallier la Pyramide durant trois ans. Il devient second de cuisine, puis responsable de salle aux Côtes Rôties, à Ampuis. Il. gère durant onze mois l'hôtel des Nations, à Auberives-sur-Varèze, avant d'ouvrir les Saveurs du Marché, cours de Verdun.

Le Dauphiné Libéré - 17/12/12 

Spécialiste des sectes,
Georges Fenech(*) remonte au front


L'ancien magistrat et député UMP de la XIe circonscription du Rhône, Georges Fenech, pilier de la lutte contre les dérives sectaires, vient d'être nommé président du groupe d'études sur les sectes à l'Assemblée nationale.
L'ancien président de la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (Miviludes) de 2008 à 2012 retrouve un bras armé dans ce qui s'avère être le combat de toute une vie, il sera d'ailleurs présent aux côtés des autorités le vendredi 21 décembre prochain à Bugarach.

(*) Ancien élève de Ponsard

Photo Archives DL Il publie un ouvrage faisant le lien entre dérives sectaires et apocalypse